Face

Transmettre, Animer, Créer,
pour satisfaire deux passions : l’écriture et l’art

L’art m’a toujours intéressée. Parallèlement à mon travail je m’essaie à diverses activités artistiques mais mes recherches ne commencent à prendre corps qu’avec la création textile.  J’expose alors dans divers lieux :

  • Salon de Provence au château de l’Emperi (13)
  • Château de Castelnou (66)
  • Cellier de Clairvaux de Dijon (21) : le patchwork « vigne vierge » reçoit un prix.
  • Hôtel de région de Montpellier (34)
  • Karlsruhe (Allemagne)

En 1993 je participe au montage d’une exposition internationale de patchworks contemporains au Carré Sainte Anne de Montpellier et dans ce cadre j’organise 3  conférences à l’Université Paul Valéry à Montpellier en invitant notamment Michel Pastoureau.
Après 30 heureuses années d’enseignement des sciences économiques en IUT à Paris et à Valence, je prends une retraite anticipée pour me consacrer à l’art et à la littérature. Ma devise : Mieux vaut tard que jamais !

La première année je fais 3 Conférences sur l’art paléolithique à l’auditorium du lycée  Jean Mermoz dans le cadre des Amis du musée Fabre.
Puis je crée  l’association Écrilibre qui a pour but  la promotion de la lecture et de l’écriture et  je vais animer des ateliers d’écriture dans divers lieux d’intervention – bibliothèques, médiathèques, lycées , MJC – en abordant successivement les thématiques suivantes :

  • Jeux oulipiens
  • Une langue gourmande
  • Carnets de voyage
  • Écrits d’artiste
  • Rire, écrire
  • Lire, écrire au jardin
  • Corps et graphie
  • Nocturnes
  • Photo-graphie
  • Autobiographie
  • Le goût du Japon

J’organise des expositions et lectures publiques, des sorties culturelles : Mont Ventoux sur les traces de Pétrarque, Montagne sainte Victoire sur celles de Cézanne, Mont Aigoual sur celles encore d’André Chamson.

Parallèlement je me consacre à l’écriture.
Après trois livres édités aux éditions Aléas (cf. publications) et dix années d’animation d’ateliers d’écriture et d’organisation de rencontres culturelles, j’ouvre mes activités personnelles à tout ce qui intéresse le livre. Dans ce cadre je me mets  à la gravure et cherche un chemin entre l’image et les mots.

Avec la gravure, l’écriture se dépouille de la narration pour ne garder que la graphie d’un mantra répété en boucle, sans souci aucun de lisibilité, sur des matrices de carton, plexiglas, zinc ou bois. Creusement, au-delà du sens, d’un profond sillon ou de surépaisseurs. Écriture prière. Écriture blessure, boursoufflure.

Puis naissent les livres d’artiste (cf. publications). L’écriture renoue avec le récit mais cette fois en parallèle avec les estampes, dans une complémentarité vécue comme nécessaire. Du coup la plaque n’a plus forcément besoin d’offrir sa peau pour être tatouée de mots ; elle accueille désormais des images épurées, obtenues parfois sans scarifications ni ajouts, juste « en épousailles », comme celles de la série des Trente-six vues du Pic Saint-Loup déclinées en produisant conjointement une matière textuelle qui tout en faisant  sens est à lire aussi comme un supplément d’image.

Créations plastique et littéraire confluent en une même expression comme les deux versants d’une montagne, d’une valeur suprême.